Temps de lecture : 6 minutes

La belle vie

En 2022, je me suis lancée dans une aventure en solitaire en Italie, à Côme pour être précise. Contrairement à mes voyages habituels, celui-ci s’est déroulé sans planification préalable. J’avais choisi ma destination, fixé mes dates et réservé mon logement. En ce qui concerne les activités, je les ai découvertes au jour le jour, laissant place à l’improvisation. Le début de mon séjour s’est révélé extrêmement plaisant. Cependant, le jour où j’ai décidé de visiter les charmantes villes de Tremezzo, Varenna et Bellagio a marqué un tournant inoubliable dans mon voyage.

La journée s’ouvre sur une magnifique visite des somptueuses villas qui bordent le lac de Côme, suivie d’une balade en bateau privé de luxe et d’un verre de vin au bord du lac. Une véritable expérience paradisiaque qui se déroule paisiblement. Puis survient l’instant où, spontanément, je décide de me rendre à Bellagio. Pour ce faire, j’emprunte un ferry et le trajet dure une vingtaine de minutes. Dès mon arrivée, je suis émerveillée par les ravissantes ruelles colorées qui composent la ville. Par la suite, je découvre paisiblement cette petite ville luxueuse, je me laisse happer par l’atmosphère en me perdant dans les rues. Puis, à un certain moment, je décide de retourner au port, et là, surprise ! On m’annonce qu’il n’y a plus de ferry et que je dois prendre le bus pour rentrer à Côme.

Le début des problèmes

Pour l’instant, no stress. Je jette un œil à Google Maps pour trouver mon chemin et je me dirige vers l’endroit indiqué. Haha ! Après 17 minutes de marche, j’atteins l’adresse et là, il n’y a ABSOLUMENT RIEN, juste un garage. Toujours zen ! Je rebrousse chemin et je retourne en plein cœur de la ville. Il est environ 20h30.

Quand j’arrive au centre-ville, au lieu de chercher une solution, madame préfère aller manger. En Italie, c’est simple : pizza ! Je me régale au bord du lac et la nature me gratifie d’un superbe coucher de soleil. Il est 21h38, je suis coincée à Bellagio, mais no stress ! Je m’amuse même à faire un petit snap. 🍕

C’est la totale! Il paraît que pour rentrer à mon hôtel à Côme, je devrais normalement prendre un bus. Mais devine quoi? Il n’y en a plus à cette heure-ci. Les habitants du coin me conseillent alors de prendre un taxi. Facile, non? Eh bien, non. Aucun taxi en vue. On me file quelques numéros de chauffeurs, mais c’est pas gagné. Certains ne daignent même pas répondre, et les rares qui décrochent m’annoncent tranquillement qu’ils n’ont pas envie de faire une heure de route pour aller à Côme et qu’en plus, ils ne trouveront pas de clients pour le retour. D’autres m’expliquent qu’ils ne seront pas de retour à temps pour la finale de la Champions League! C’est la poisse!

En plein dans les problèmes

Il est 23h, et me voilà, coincée à Bellagio. La mission du moment : trouver un toit pour la nuit. Je décide d’appeler l’hôtel à Côme, histoire de voir s’ils ont une solution miracle à me proposer. Malheureusement, le responsable me répond par la négative. C’est le début d’une série d’appels à divers hôtels, avec pour seule réponse un « Désolé madame, nous n’avons plus de chambre disponible ». Après avoir essuyé 3-4 refus, je tombe sur un hôtel offrant une chambre à 1258€ la nuit ! Autant dire que mon budget ne suivait pas cette fois-ci.

En plus, j’avais l’impression que ma batterie avait décidé de faire la grève à 6%, pas de plan de secours, pas de logement, et c’est à ce moment-là que j’ai réalisé que j’étais dans de beaux draps ! Heureusement, la réceptionniste de l’hôtel Excelsior Splendide a été mon héroïne en me permettant de recharger mon téléphone dans le saint des saints : le hall d’accueil. Un problème de résolu, un de moins sur la liste ! Depuis, je pense toujours à m’équiper d’une batterie de secours, au cas où l’univers voudrait tester mes compétences en survie urbaine !

Il est donc 23h20 environ et je sollicite mes chers abonnés d’Instagram pour trouver des contacts à Bellagio, mais hélas, personne ne connaît personne. Ils ont été adorables en me suggérant des endroits où passer la nuit : une église, un hôpital, une boîte de nuit. Les deux premières options étaient impossibles car l’église et l’hôpital les plus proches étaient à environ 5 km, et je ne me sentais pas très « safe » de m’y rendre seule à cette heure tardive. Quant aux clubs, à mon grand étonnement, il n’y en avait AUCUN ! C’est bien ma veine !


Le sauveur

Vous vous rappelez la délicieuse pizza que je dévorais en savourant le coucher de soleil. Elle m’avait été servie par un jeune homme africain sympathique. J’ai décidé de lui demander s’il pouvait me déposer à mon hôtel en voiture, et bien sûr je lui ai proposé de le rémunérer. Sa réponse fut des plus inattendues : il avait une voiture et était prêt à m’emmener, mais il ne finirait pas son service avant 1h30. Attendre deux heures pour une course en voiture ? C’était un petit prix à payer pour un tel soulagement ! Haha !

Entre stress et soulagement

Mon sauveur, il était incroyable ! Même si j’avais un peu peur au début, car on ne sait jamais, dans la voiture d’un inconnu, on peut s’attendre à tout, comme dans un bon Thriller. Le trajet devait durer une heure, alors j’ai pris mes précautions en partageant ma position en direct avec mes proches, en envoyant une photo de la plaque d’immatriculation, et en restant discrètement au téléphone avec une proche pendant tout le trajet. On n’est jamais trop prudent, n’est-ce pas ? Malgré cette méfiance, le trajet s’est avéré plutôt agréable. Nous avons discuté, échangé sur nos origines, nos goûts musicaux, et bien plus encore. Après une heure, je suis finalement arrivée saine et sauve à Côme, et ce charmant jeune homme a refusé que je le paie. « C’est un service rendu à ma sœur africaine », m’a-t-il dit. J’étais tellement touchée !

Petite conclusion

Ce qui aurait pu être une source de frustration s’est finalement révélé être l’un des moments les plus mémorables de mon périple. En y réfléchissant maintenant, il est clair que j’aurais pu éviter cette situation en prenant quelques précautions simples. Tout d’abord, il est essentiel de se renseigner sur sa destination et les moyens de transport disponibles. Cela permet d’éviter bien des tracas et de prévoir au mieux son itinéraire. De plus, choisir les bons équipements est crucial pour rester joignable et assurer sa sécurité. Ces petits détails peuvent faire toute la différence lors d’un voyage, surtout en solo.

4 réponses à « J’ai failli dormir dans la rue ! »

  1. L’article est trop drôle 🤣🤣🤣🤣

    Aimé par 1 personne

    1. Hahaha ! Ca l’est seulement après coup 🤣🤣

      J’aime

  2. 🙏🏾🥰🥰🙏🏾ça finit bien

    Aimé par 1 personne

    1. Heureusement ! 🥰

      J’aime

Laisser un commentaire